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08
Mar

La conscience professionnelle

Cela fait quelques mois que je souhaitais rédiger ce post face à ce que l’on vit au quotidien, et en lien avec le retour de nos clients. Si on prend la définition de la conscience professionnelle, c’est le soin que l’on apporte à son travail, à son métier. Quelle est sa valeur aujourd’hui ? Sous cette formule, on pourrait y mettre beaucoup de notions : la rigueur, l’implication, le respect, l’engagement, la loyauté, le savoir être, la solidarité…

De façon à mieux englober ce concept, nous allons nous intéresser au soin apporté à mener son travail et le respect des codes du milieu dans lequel on évolue.

Avouons-le d’emblée, cette notion est cruciale dans un recrutement mais plus encore dans la vie de l’entreprise. Le consultant doit identifier, entre autres, le degré de conscience professionnelle en lien avec les besoins d’une mission, d’une entreprise.

Chaque génération s’est posée la question et souvent sous un aspect déclinant, preuve que dans la question, la réponse apparaissait.

Le fait est que très rapidement, dans un processus de recrutement, nous pouvons analyser cet aspect. Le CV envoyé, le dossier de candidature, le respect des horaires, des rdv, la tenue… Cette notion a quelque chose d’extraordinaire, elle constitue le fil conducteur pour chaque profil dans tout ce qu’il dit ou fait. Force est de constater que la filière manque cruellement de conscience professionnelle. Sur base de plusieurs milliers de dossiers et entretiens, nous pouvons affirmer que les profils sont peu scrupuleux. Ce fait est partagé par bon nombre de mes confrères sérieux et cimente souvent nos discussions, au sujet des perles dans ce domaine. Croyez-moi, la créativité est forte chez certaines personnes !

J’entends déjà certains me dire « oui mais les cabinets ne montrent pas toujours l’exemple ». J’abonde en partie dans leur sens. Un chiffre : 70 % des candidat(e)s n’obtiennent pas de réponses à leurs candidatures et ce n’est pas normal. Sans faire les premiers de la classe, je peux affirmer que chez Modules Team, nous répondons à chaque candidature. Et dans quelques cas si la réponse n’est soi-disant pas arrivée, on la retrouve dans leurs spams…

Joindre le geste à la parole, tous les recruteurs se doivent d’être irréprochables, ce qui est la moindre des choses en la matière.

Celui ou celle qui ne met pas de soin dans sa candidature risque de réitérer le même comportement en entreprise. 

En fait, ce qui crée la surprise, c’est le profil sérieux, qui a préparé son entretien, qui se rappelle de sa candidature, qui remercie, qui vient au rdv, qui vient le premier jour de son embauche. Tout cela peut faire sourire mais définit bien notre quotidien. Celui-là, croyez-moi, représente une faible proportion de la population. « La perle rare » en fait !

En général, le « c’était mieux avant » refait surface, on croit toujours que la génération précédente faisait mieux en la matière. A ce jeu-là, on peut remonter à Socrate qui se plaignait déjà des jeunes générations ! Je ne verserai pas dans cette hypothèse. 

La source comme toujours est multi composante. Sans faire de traité de psychologie, je vois plusieurs explications.

Premièrement, la conscience professionnelle n’était pas plus élevée il y a 50 ans. Le faible taux de conscience professionnelle doit être le même en 2019, en revanche quand on manque de conscience professionnelle, cela se voit plus vite. Le dossier non rendu, le mail bâclé, les rappels téléphoniques non effectués, tout cela est visible. La gestion des tâches en mode projet, met justement cette population non rigoureuse devant leurs faits. Ils ne peuvent plus tricher. Les outils, la rapidité des tâches, les attentes, tout cela a changé et cela se voit. Il y a 50 ans, on pouvait faire illusion : aujourd’hui on est vite identifié. 

La deuxième raison dans les discussions fait apparaitre les nouvelles générations ou millenials. Là aussi la « ficelle est grosse », je citerais par exemple mes clients qui ont des profils issus de cette génération et qui ont une forte conscience professionnelle. Dans les profils peu professionnels, on rencontre aussi bien les anciens que les plus jeunes. En revanche, les nouvelles générations se désengagent très rapidement de l’entreprise, si celle-ci n’a pas la capacité de les motiver ou fédérer. Ceci peut être contagieux d’ailleurs, mais il s’agit d’un autre sujet.

Autre raison à envisager : l’éducation. Cette notion est primordiale et disons-le de suite, aucunement liée à des catégories socio professionnelles. Un enfant qui a vu son père ou sa mère se comporter dans son travail avec une forte conscience professionnelle agira de la même manière. Aucune étude à ce sujet de notre coté, mais à chaque fois que l’on rencontre une personne sérieuse, elle fait référence à l’exemple donné en famille. Une piste à creuser…

En conclusion, rappelons que la pénurie de managers est forte et permet à plus de profils non rigoureux de postuler. Tôt ou tard, ils intègrent des entreprises au dépend de celles-ci. Pire, parfois l’entreprise s’accommode de la médiocrité par peur de devoir recruter à nouveau. Rappelons aussi que « radio vignoble » fait vite effet. On parle souvent des six degrés de séparations entre deux personnes dans le monde. Dans le vin on est à deux maximum ! Soignez votre image : sans cela vous serez vite estampillé. Ce post n’est empreint d’aucune amertume mais vise à féliciter ceux et celles qui sauront se retrouver dans ce concept de « conscience professionnelle ». Pour les autres, il permettra peut-être une prise de conscience et constituera en partie, une réponse aux candidatures avortées ou aux périodes d’essais répétées…

Dans la vie, rien n’est immuable, à partir du moment où l’individu en prend conscience et souhaite évoluer.